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Centre de diffusion et de développement artistique

Février 2019

Premier geste ou l'essence de la touche « alla prima »

Stephan Lonergan

7 février au 3 mars

Le jour où Stephan Lonergan a enseigné à ses jeunes enfants comment lasser leurs souliers, il a fait une grande découverte sur son processus de création. En effet, il s’est dit : « Comment un geste aussi familier, devenu automatique à l’esprit, peut être si difficile à décortiquer dans le but de l’enseigner? J’ai compris que plusieurs gestes de notre quotidien se passent très bien d’une longue réflexion : monter et descendre un escalier, rouler à vélo par exemple. L’expérience de la vie nous amène à développer des automatismes. C’est justement cet état d’intuition intérieure que je cherche à mettre à profit dans ma peinture. » 

En ce sens, l’artiste a privilégié la technique dite « alla prima » pour produire les œuvres de son exposition. « Alla prima » est un terme italien qui signifie en français « au premier coup » et désigne une technique de peinture dans laquelle le résultat final du tableau est obtenu par une première couche de peinture. D’une idée spontanée provenant d’une de ses photos ou recueillie directement sur le motif, Stephan Lonergan exécute un dessin, une pochade au pastel ou à l’huile, ou encore une toile grand format à l’acrylique. L’acte de peindre est, pour l’artiste, une fenêtre qui s’ouvre et dans laquelle il plonge, sans tenter de contrôler sa main; témoignant d’un laisser-aller au gré de ses émotions.

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Janvier 2019

Les sauvages

Charline P. William

3 janvier au 3 février

Venant d’emménager dans un appartement d’une pièce et demie à Montréal, l’artiste Charline P. William a été saisie par la difficulté de vivre avec le strict minimum. Elle ne possédait pas de grille-pain, cela lui semblant futile. Mais ce manque s’est pourtant avéré rapidement contraignant : « Comment vivre sans toasts aux beurre de pinottes le matin? Je n’avais jamais été sensible au caractère surréaliste de cet appareil : un grille-pain. Avec son unique et banale fonction, il était finalement indispensable à ma vie. Son potentiel symbolique dans la peinture en tant que représentant de la culture nord-américaine m’est alors apparu évident. Il s’est immiscé dans mes tableaux comme un animal sauvage, qui, détourné de ses fonctions premières, s’était affranchi de la banalité du quotidien pour aller vivre dans une forêt magique. »

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